Ces produits d’épicerie qui diminuent en taille… mais pas en prix!
Portions de fromages plus modestes, des boîtes de chocolat moins garnies, des bouteilles de jus à taille restreinte… Face à la recrudescence des matières premières ainsi que des coûts de production, les industriels de l’agroalimentaire n’hésitent plus à minimiser discrètement le volume ou le poids de leurs produits, et ce, en conservant leurs prix. Ils rivalisent même d’ingéniosité afin de refiler en douce des augmentations de prix aux consommateurs. Appelée «Shrinkflation», cette pratique est pourtant légale tant que le nouveau poids du produit est mentionné sur le paquet, même en petits caractères.
Portions de fromages plus modestes, des boîtes de chocolat moins garnies, des bouteilles de jus à taille restreinte… Face à la recrudescence des matières premières ainsi que des coûts de production, les industriels de l’agroalimentaire n’hésitent plus à minimiser discrètement le volume ou le poids de leurs produits, et ce, en conservant leurs prix. Ils rivalisent même d’ingéniosité afin de refiler en douce des augmentations de prix aux consommateurs. Appelée «Shrinkflation», cette pratique est pourtant légale tant que le nouveau poids du produit est mentionné sur le paquet, même en petits caractères. Voici les 10 denrées alimentaires qui ont été les plus grandes martyres de l’inflation masquée.
1. Les bonbons
Le chocolat et les bonbons n’échappent pas au phénomène de shrinkflation. Sous prétexte de revoir leurs recettes, parfois pour réduire le sucre, parfois pour “moderniser” la texture, plusieurs marques en profitent pour diminuer discrètement la taille de leurs barres ou sachets.
Certaines réduisent jusqu’à 10% du poids, voire davantage, tout en maintenant exactement le même prix. Résultat: on paie autant pour moins de produit, sans que l’emballage ne change vraiment.
Une stratégie subtile, presque invisible à l’œil nu, mais qui finit par peser lourd sur le portefeuille des consommateurs.
2. Les barres de céréales
Les barres de céréales sont devenues un exemple frappant de shrinkflation. Sans changer l’emballage, plusieurs marques réduisent discrètement le poids de leurs barres : quelques grammes en moins ici, un format “plus mince” là… mais un prix qui, lui, ne bouge pas d’un cent.
Résultat: on croit acheter la même collation qu’avant, alors qu’on paie désormais plus cher au kilo. Certaines barres ont perdu jusqu’à 10% de leur contenu, tout en conservant leur image “santé” et “pratique”.
Une stratégie subtile qui gruge la valeur réelle du produit, au détriment du consommateur.
3. Le pain
Le pain fait lui aussi partie des victimes discrètes de la shrinkflation. Dans plusieurs épiceries, les miches et les pains tranchés ont perdu environ 10 % de leur taille, sans que le prix ne suive la même direction.
Les tranches, plus petites et plus fines, compliquent même la préparation d’un simple sandwich: difficile d’y faire tenir les ingrédients sans qu’ils débordent. On paie donc le même montant pour un produit moins pratique, moins généreux et parfois moins satisfaisant.
Une réduction subtile, presque invisible, mais qui gruge encore une fois la valeur réelle du panier d’épicerie.
4. Les poissons en conserve
Si vous avez l’impression qu’une seule boîte de thon ne suffit plus pour garnir autant de sandwichs qu’avant, ce n’est pas qu’une impression. Le contenu a bel et bien rétréci.
Autrefois, les boîtes de thon affichaient couramment 200g de poisson, un format généreux qui permettait de préparer plusieurs portions. Aujourd’hui, la norme tourne plutôt autour de 150g, parfois même moins, alors que le prix, lui, n’a pas diminué.
Résultat: on paie le même montant pour une quantité réduite, et il faut souvent acheter une boîte supplémentaire pour obtenir le même rendement qu’autrefois.
5. La soupe en conserve
La soupe en conserve, autrefois considérée comme un repas économique, pratique et étonnamment copieux, a perdu de sa superbe. Plusieurs marques ont discrètement réduit le volume de leurs conserves, parfois d’environ 5%, sans toucher au prix.
Résultat: un bol moins généreux, moins rassasiant et nettement moins intéressant pour le portefeuille. Ce qui était jadis une solution nourrissante pour les petits budgets devient une portion qui laisse sur sa faim.
Une réduction subtile, presque imperceptible à l’œil nu, mais qui illustre parfaitement comment la shrinkflation gruge la valeur réelle des produits du quotidien.
6. La vinaigrette
La vinaigrette n’échappe pas non plus aux astuces discrètes de la shrinkflation. En tournant la bouteille sur le côté, on remarque vite que la texture est devenue plus liquide qu’autrefois, signe que la recette a été “allégée”… mais pas forcément dans le bon sens.
Et ce n’est pas tout: sous couvert de moderniser le design, plusieurs fabricants ont réduit la taille standard des bouteilles d’environ 11%, tout en conservant le même prix.
Résultat: moins de produit, une qualité parfois diluée, et une facture qui, elle, ne bouge pas. Une réduction subtile qui passe souvent inaperçue au rayon condiments.
7. Le café
Le café est devenu l’un des exemples les plus frappants de shrinkflation. Les grandes marques comme les torréfacteurs spécialisés ont réduit la taille de leurs sacs de manière significative: les formats de 1,5kg ont presque disparu au profit de sacs de 1,2kg, sans aucune baisse de prix.
Dans le haut de gamme, la réduction est encore plus radicale: les sacs de 500g se retrouvent à 350g, parfois même à 300g.
Au final, on paie le même montant pour nettement moins de grains, et le coût réel par tasse grimpe en douce, au détriment du consommateur.
8. Le soda
Les bouteilles de soda ont adopté un look plus mince, plus “moderne”, presque aérodynamique… mais cette nouvelle silhouette cache surtout une réduction de contenance.
Sous couvert de design revisité, plusieurs marques ont discrètement diminué le volume de leurs bouteilles. Coca‑Cola, par exemple, est passé de 650g à 500g, soit une réduction d’environ 15%, sans ajuster le prix à la baisse. Le consommateur croit acheter le même produit, alors qu’il paie désormais plus cher pour moins de boisson.
Une stratégie subtile qui illustre parfaitement comment la shrinkflation s’invite jusque dans les boissons les plus populaires.
9. Les biscuits emballés
Ouvrir un paquet de biscuits n’a plus tout à fait la même magie qu’avant. Non seulement les prix ont grimpé, mais les emballages, eux, se sont allégés… sans que cela soit clairement annoncé.
On découvre désormais des rangées plus courtes, des biscuits plus espacés et une impression générale de “vide” à l’intérieur du paquet. Certaines marques ont même réduit la taille de leurs formats d’environ 20%, tout en conservant le même prix.
Résultat: on paie davantage pour moins de biscuits, et la collation qui semblait autrefois généreuse devient soudain beaucoup moins satisfaisante.
10. Les papiers hygiéniques
Les produits ménagers, et particulièrement le papier hygiénique, ont eux aussi subi les effets de la shrinkflation. Sans changer le prix, plusieurs fabricants ont discrètement réduit la taille de leurs rouleaux: on perd parfois une centaine de feuilles par rouleau, tout en conservant un emballage qui semble identique.
Résultat, les rouleaux se terminent plus vite, et le consommateur doit en racheter plus souvent pour maintenir le même niveau d’usage.
Une réduction subtile, presque invisible au premier coup d’œil, mais qui augmente le coût réel à long terme. Encore une fausse économie qui se glisse dans le panier ménager.