Maripier Morin: «Ça m’a brisé»
- Dans Les filles du lunch, Maripier Morin parle de sa vie de mère.
- Elle se remet en question depuis la naissance de sa fille Margot.
- Elle décrit un équilibre différent avec Jean-Philippe Perras dans l’éducation.
- Elle valorise davantage les souvenirs que les cadeaux matériels.
En direct de l’émission Les filles du lunch sur Rythme, Maripier Morin et Isabelle Racicot ont abordé un moment important dans la vie familiale de Maripier, alors que l’anniversaire de sa fille approche à grands pas. Profitant de cette discussion plus intime, l’animatrice s’est confiée avec beaucoup de transparence sur son rôle de maman et sur les émotions qui accompagnent la parentalité.
Mère de deux enfants, Maripier Morin explique que sa fille Margot, son premier enfant, a profondément transformé sa vision de la vie et sa perception d’elle-même. Elle affirme d’ailleurs apprendre avec le temps à être plus douce envers elle-même, malgré certains constats parfois difficiles à accepter comme parent.
«Je pense que je suis de plus en plus douce avec moi. Il y a eu des constats difficiles. (…) Pourquoi tous les enfants du monde disent maman et que mon enfant, elle dit papa. (…) Fait que ça m’a brisée. De réaliser que je n’étais pas le parent préféré de ma fille, ça a été tout un processus et tout un cheminement. D’aller regarder mes bibittes avec une plus grosse loupe (…)», a-t-elle confié avec émotion.
Cette discussion a mis en lumière une facette plus vulnérable de Maripier Morin, qui parle sans filtre des défis émotionnels liés à la maternité, entre amour, remise en question et croissance personnelle.

La «Bad cop» de la famille
Maripier Morin s’est confiée avec beaucoup de sincérité sur sa façon d’aborder la maternité et sur la dynamique familiale qu’elle partage avec son conjoint.
Elle souligne notamment l’importance qu’elle accorde aux moments de complicité et à la relation privilégiée qu’elle entretient avec ses enfants: «Je pense que je suis une maman disponible, présente, je pense qu’il n’y a personne, pour vrai, avec beaucoup d’humilité, qui fait rire mes enfants comme moi je les fais rire.»
Elle mentionne aussi que sa façon de voir l’éducation est différente de celle de son conjoint, Jean-Philippe Perras, ce qui amène son amoureux à être souvent le parent préféré.
«Je pense vraiment être une maman stricte et je sais que je suis le Bad cop dans mon équipe de parents et des fois je trouve ça un peu tough à porter, je trouve ça un peu lourd. Papa est vraiment dans la parentalité douce, dans la patience infinie et moi je suis dans un cadre plus strict», confie-t-elle.
Ces confidences mettent en lumière une mère qui réfléchit beaucoup à son rôle parental et à l’impact de son propre vécu sur sa manière d’éduquer ses enfants.

Révélations et pleurs
Autour du micro, Maripier s’est confiée avec beaucoup de vulnérabilité sur la difficulté d’occuper, parfois, le rôle du parent moins «préféré» dans le duo parental:
«Souvent ce qui va arriver, c’est qu’elle va dire: Non, je veux papa, je ne veux pas toi, toi tu es méchante. Cette phrase-là, tu sais que ton enfant t’aime, qu’elle ne le pense pas nécessairement, mais quand c’est récurrent et que c’est juste ça (…) Un moment donné, ça vient que ça blesse.»
Elle explique aussi à quel point elle apprécie la manière dont son conjoint gère ces situations délicates, ce qui l’aide à mieux les vivre.
«Maintenant quand elle dit ça, il ne dit pas: On ne dit pas ça à maman, c’est méchant. (…) Il dit: Maman t’aime, maman c’est une bonne maman, maman te fait rire, maman t’a acheté un nouveau chandail, maman est allée te chercher à la garderie. Il lui démontre tout ce que je fais pour elle dans une journée (…) À chaque fois qu’il fait ça, je te jure Isa, j’ai les yeux dans l’eau. Parce que j’entends aussi à travers sa voix à lui ce que je fais de bien», témoigne la maman.
Un témoignage touchant de la part de Maripier, qui résonne sans doute auprès de plusieurs parents.

La pression des anniversaires
Maripier Morin s’est récemment livrée avec beaucoup de sincérité sur la pression que plusieurs parents peuvent ressentir lorsqu’il est question de choisir un cadeau pour leur enfant. À l’approche de l’anniversaire de sa fille, elle a partagé une réflexion très personnelle sur l’importance accordée aux cadeaux matériels et sur les souvenirs qui marquent réellement les enfants.
«T’arrives à la fête. Là tu te dis: Bon qu’est-ce qu’on lui donne? Faut lui donner un gros cadeau, faut lui donner le cadeau qu’elle veut? Elle veut un bâton de hockey, le bâton qu’elle veut est 20$ avec du tape rose. On dirait que je me sentais cheap, je me disais: Ça n’a pas d’allure, donner un cadeau de 20$ à ma fille», confie-t-elle avec transparence.
Cette année, le couple a choisi d’organiser une fête sur le thème du cirque, avec notamment de gros jeux gonflables afin d’offrir une journée mémorable à leur fille et à ses invités. Pour Maripier Morin, l’essentiel demeure toutefois l’expérience vécue et les émotions qui restent après la fête, bien plus que la valeur monétaire des présents.
«Ultimement, ce que je pense qui est important, c’est qu’elle se souvienne qu’elle a passé une belle journée. (…) Je reviens beaucoup ces temps-ci à me dire: Est-ce que le coût du cadeau est plus important que l’impact que ça laisse dans la vie de la personne», ajoute-t-elle.
À travers cette réflexion, elle remet en question l’importance souvent accordée au prix des cadeaux, préférant miser sur les moments de bonheur partagés en famille.