Trump a récemment réitéré son insistance inhabituelle sur ses capacités cognitives, réaffirmant qu’il avait passé plusieurs tests cognitifs et qu’il les avait « tous réussis haut la main ».
Évoquant les questions persistantes concernant son état mental, il a déclaré qu’il répondait souvent directement à ses détracteurs en demandant de nouvelles évaluations. « Chaque fois qu’ils deviennent un peu impertinents, en disant », a-t-il commencé, décrivant comment les gens demandent:
« Est-ce qu’il a encore la tête à ça ? Est-ce qu’il a encore ce qu’il faut ? »
« Je réponds : Je vais en passer un autre ». Ses remarques reflètent une habitude de longue date consistant à répondre aux critiques concernant sa santé cognitive en faisant publiquement référence à des évaluations médicales standardisées.
Au cours de ce même échange, Trump a donné un nouvel exemple du type de questions figurant dans ces tests, décrivant un scénario consistant à identifier des animaux.
« Vous avez un lion, un ours, un alligator et un… quel autre animal ? Un écureuil », a-t-il déclaré, avant d’ajouter :
« Lequel est l’écureuil ? »
Trump a cité à plusieurs reprises ces exemples comme preuve de sa vivacité d’esprit, les présentant souvent comme une démonstration de ses capacités cognitives lors de discours publics et d’interviews.
« Je suis le seul président à avoir jamais passé un test cognitif. »
– Donald Trump, président des États-Unis
Le test auquel Trump fait fréquemment référence est généralement considéré comme étant le Montreal Cognitive Assessment, ou MoCA, un outil de dépistage rapide conçu pour détecter les troubles cognitifs légers et les premiers signes de démence. Développé en 2005 par le Dr Ziad Nasreddine à Montréal, cet examen dure généralement une dizaine de minutes et comprend des tâches telles que la mémoire, la reconnaissance de formes et des exercices d’identification de base. Les professionnels de santé soulignent systématiquement que ce test n’est pas conçu pour mesurer l’intelligence ou le raisonnement de haut niveau, mais plutôt pour identifier un éventuel déclin cognitif en milieu clinique.

L’accent mis publiquement par Trump sur ce test remonte à plusieurs années et est devenu un thème récurrent dans son discours politique. En janvier 2018, il a mis en avant un score parfait de 30 sur 30, affirmant que les médecins étaient « stupéfaits » par ce résultat. En 2020, il a commencé à faire référence à une séquence de mémoire tirée du test, répétant:
« Personne, Femme, Homme, Appareil photo, Télévision » pour illustrer sa difficulté, tout en affirmant que « 99 % des gens… n’y parviendraient pas ».
Au fil du temps, ces références sont devenues un élément récurrent de ses discours, souvent présentées comme la preuve d’une capacité cognitive supérieure.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025, Trump a continué à aborder le sujet, affirmant avoir passé des évaluations supplémentaires et décrivant certaines parties du test comme comportant des « équations mathématiques très difficiles ».
Il a également déclaré :
« Je suis le seul président à avoir jamais passé un test cognitif », présentant ces évaluations comme une qualification unique. Les experts médicaux ont toutefois précisé à plusieurs reprises que le MoCA est un outil de diagnostic de base et non une mesure des performances intellectuelles, ce qui accentue le fossé entre l’interprétation clinique et le discours politique entourant le test.
« Vous avez un lion, un ours, un alligator et un… quel autre animal ? Un écureuil. Lequel est l’écureuil ? »
– Donald Trump, président des États-Unis
Les inquiétudes du public et des médias concernant la santé du président Trump depuis son retour à la Maison-Blanche se sont concentrées sur plusieurs signes physiques et cognitifs récurrents. Des observateurs ont noté des chevilles enflées liées à une insuffisance veineuse chronique, des ecchymoses visibles attribuées à la prise quotidienne d’aspirine et des signes de fatigue lors de ses déplacements.
Les critiques ont également souligné des discours décousus, des rapports faisant état de somnolence lors de réunions et une activité sur les réseaux sociaux tard dans la nuit. Alors que la Maison-Blanche affirme qu’il est en excellente santé et décrit son énergie comme « surhumaine », les références persistantes à des tests cognitifs continuent d’alimenter le débat sur son aptitude générale à exercer ses fonctions.
