Ce n’est pas quelque chose que tu veux vivre
Matt Lang, qui continue d’impressionner le public et connaît présentement un succès monstre, était de passage à la nouvelle émission animée par Jean-Philippe Dion, Sucré-givré. Nous avons pu y voir le chanteur country — qui partage aussi une partie de sa carrière aux États-Unis — s’ouvrir sur plusieurs sujets, dont un particulièrement touchant et bouleversant.
Dans la dernière année, malgré les éloges et les trophées reçus au gala de l’ADISQ, Matt a traversé une année 2025 particulièrement difficile.
C’est dans le confort de sa propre maison que le chanteur s’est ouvert à Jean-Philippe Dion. Un moment profondément touchant et empreint de vulnérabilité.
Après avoir perdu sa mère l’an dernier, Matt a aussi dû faire face à d’autres pertes importantes : un ami, mais également des membres de sa famille, dont son grand-père et sa tante. Des deuils immenses qui ont laissé leur lot de douleur et de lourdeur mentale.
Il s’est également confié sur le fait que, depuis le décès de sa mère, il peut maintenant affirmer être en état de choc post-traumatique, puisqu’elle est décédée dans ses bras.
«Moi, je revenais de signer mes contrats à Nashville. Je suis débarqué… elle est décédée le 8 au matin, j’étais arrivé le 7. Elle m’a ouvert la porte (…) parce qu’elle était avec les enfants (…) mon père était ici (…) Elle n’était pas malade. Elle a fait une crise de cœur (…). Moi, je faisais les manœuvres, je comptais mes coups, puis j’avais le 911 avec nous autres. Ils disaient à mon père quoi faire. J’ai quand même une formation là-dedans, ça fait que je savais un peu où je m’enlignais, mettons. Mais ce n’est pas quelque chose que tu veux vivre, tu sais. J’ai été obligé de consulter: à un moment donné, ça ne marchait plus. Parce que ça a été une année… j’ai perdu ma mère, j’ai perdu un autre de mes amis pas longtemps après, puis j’ai perdu ma tante, mon grand-père aussi. Ça a été une année… Je pense que tu apprends à vivre avec ça », livrait Matt avec émotion.
Une aide psychologique nécessaire
«En fait, on fait le clip de I’ve Learned, puis, ce matin-là, j’ai un de mes chums de Maniwaki qui m’appellent. Ils me disent: Man, Josh, il est décédé. Je suis comme: Josh, c’est… Josh, comment ça? Il est en forme! Ça fait que finalement, c’est un suicide, fait que… Puis, quand je suis retourné à Maniwaki pour les funérailles de mon chum, c’est là que ça a pété dans ma tête. Mais ça n’a pas été après la mort de ma mère. Ça a été plus longtemps après ça. Je n’avais pas d’idées noires, mais j’étais perdu, tu sais. J’étais comme: Je vais aller au poste de police, je ne sais pas ce qu’il va se passer, je ne veux pas… quelqu’un… faut que j’aille de l’aide, faut que je (…) Puis je trouve que souvent, on n’en parle pas assez de ces affaires-là, parce que quand on a besoin d’aide pour vrai, j’ai appelé le 811, ouais. Puis, ils m’ont rappelé, je pense, 6 mois après pour me dire: On va essayer de t’aider», ajoutait Matt… qui, par le fait même, démontre qu’il est important d’en parler.
Il va toutefois mieux
«Ç’a été une grosse année, mais je m’en sors, je suis content.»

Toutes nos pensées se tournent vers Matt, à qui nous souhaitons beaucoup de courage et de douceur.
Ainsi que beaucoup de succès avec son album à paraître bientôt… d’ailleurs, le premier single sortira le 16 janvier.






































































































































































